Le chiot nécessite une attention particulière dès sa naissance et un apprentissage adéquat :
Les premières nuits, les chiots la passeront avec leur mère.
Si les naissances ont été faite chez un vétérinaire,
la première nuit passée dans une nouvelle maison ou loin de sa mère est une
expérience traumatisante pour le chiot mais en général, il s'adapte très rapidement.
Pensez à changer le box ou la cage dans laquelle sont confinez les chiots
régulièrement dès le début. Le papier journal est idéal pour cela, en effet,
inutile d'essayer de leur apprendre la propreté dès les premiers jours.
Lorsque la nuit arrivera et que vous vous retirerez dans votre chambre,
vous entendrez des pleurs déchirants et des sons plaintifs qui
vous briseront le coeur. Il est vivement déconseillé
de retourner voir le chiot. Car, ayant réussi une première fois
à attirer votre attention, il répètera l'opération, et vous
ne pourrez dormir ni l'un ni l'autre. Seule exception à la
règle : si vous avez entendu un grand bruit ou si l'animal
pousse des cris de douleur (vous saurez faire la différence!).
Installez-le dans une pièce aussi sûre que possible,
sans recoins qui pourraient se transformer en véritables
pièges.
Le matin suivant, attendez-vous à découvrir un certain
désordre : le papier journal sera éparpillé partout.
Si vous persévérez dans l'éducation de votre chien, ces comportements
s'estomperont rapidement.
Vous vous demandez peut-être
comment faire comprendre à votre chiot qu'il doit faire ses besoins à l'extérieur ?
Pour cela, vous aurez, avant tout, besoin de patience. Un tel apprentissage nécessite plusieurs semaines (8 à 20 semaines).
Les mâles sont généralement plus faciles à éduquer que les femelles,
et les chiens des grandes races plus rapides que ceux des petites. Quoi qu'il en soit, voici 6 règles concrètes
à appliquer pour obtenir de bons résultats :
1- Heure du repas: Certains éleveurs recommandent, au plus jeune âge du chiot, de donner à manger tôt (vers 18h00) afin que l'envie d'uriner
puisse être plus facilement satisfaite lors de la dernière sortie du soir. Cela se discute, car le problème est avant tout
un "message" qu'il faut faire passer et non "jouer" sur des probabilités.
L'heure du repas est donc, à priori, sans effet sur la propreté du chien.
2- Pris sur le fait: Essayez de prendre votre chiot sur le fait et grondez le à ce moment là. Un grondement efficace est constitué d'un "Non !"
sur un ton énergique. Une esquisse de tapette peut éventuellement compléter le message. Tout autre traitement sera inefficace,
pourra vous causer des difficultés à controler votre animal par la suite, ou pire. Puis, immédiatement après l'interjection,
amener le chiot au dehors, y compris s'il continue d'uriner pendant le "transport". Effectuez quelques caresses après l'acte lors de sa
rentrée dans l'appartement.
Rappelez vous que la base de tout apprentissage est constitué:
- De grondement quand c'est mal,
- De récompenses et gestes tendres quand c'est bien.
Seules les deux attitudes cumulées sont efficaces, une seule de ces attitudes tend à perturber la compréhension du chien.
3- Pris après coup: Si vous arrivez après coup, vous pouvez en montrant une mine fachée, amener l'animal sur le lieu
de son acte en ayant, une fois à l'endroit, une ou deux phrases hautes, puis le confiner dans sa gage/box.
Ne grondez jamais un chiot si vous ne le prenez pas sur le fait, car il associera la punition à ce qu'il est en train
de faire à ce moment précis, et non à ce qui s'est produit quelques instants plus tôt.
Certains chiots ne sont meme capable de faire l'association acte-grondement qu'à partir de 12 semaines.
4- L'anticipation (Exit l'eau de Javel): Essayez de vous simplifier la vie en étalant du papier journal dans la cuisine
à l'endroit où vous donner à manger aux chiots. Si ces derniers n'ont pas uriner, il le feront probablement après manger.
C'est alors une occasion de mettre en pratique le point 2 (pris sur le fait). Le papier journal vous simplifiera la vie pour nettoyer.
Si vous le pouvez, sortez les immédiatement après chaque repas. Récompensez les de gestes tendres à chaque fois qu'ils urineront dehors.
Certains éleveurs signalent que les chiots seraient "attirés" pour uriner dans les coins sentant l'eau de Javel.
Dans l'absence d'études scientifiques, vous pouvez toujours nettoyer les dégats à partir d'autres produits.
5- Prudence et veille: Enfin, ne rendez pas la tache plus compliquée en n'exigeant qu'un chien se retienne
plus de 4 heures après les premiers signes de besoin (et même plus de 30mn pour les jeunes chiots).
De plus, lorsque vous le sortez, surveillez le afin de ne pas le rentrer tant qu'il n'aura pas fait ses besoins
et, de le féliciter après l'opération.
Soyez aussi réceptif au comportement de votre chiot. Vous serez plus facilement capable de reconnaître
quand il aura envie de sortir : il commencera à s'agiter, à gémir et à tourner en rond. Vous devrez alors lui offrir
l'accès à l'extérieur dès les premiers signes afin de marquer l'importance d'un telle démarche.
Lorsqu'il viendra vers vous et foncera sur la porte, vous aurez gagné la bataille.
6- Le coup du papier journal mobile: Si avec tout cela, votre chiot continue d'uriner dans sa chambre la nuit,
placez (cela doit déjà être fait) du papier journal à l'endroit habituel du délit. Puis, chaque jour, déplacez un peu le papier
en direction de la sortie. Avec un déplacement suffisemment progressif, le résultat peut donner des résultats.

Attention, même lorsque vous pensez avoir réussi, des accidents peuvent encore survenir.
Comportez-vous alors comme lors de l'apprentissage, notemment le point 2 et 3.
Rien de surprenant, d'autre part, à ce que les chiots nés
en été soient propres plus rapidement que ceux nés en
hiver. En effet, ils aiment souvent jouer dehors avant de
faire leurs besoins, mais il se peut que vous n'appréciez pas
beaucoup de rester dans le jardin sous un vent glacial et
sous la pluie, pendant que le chiot danse joyeusement
autour de vous, apparemment insensible aux conditions
météorologiques.
D'autres points d'éducation sont à soutenir.
Lors de sortie, surveilliez le chiot pour lui ôter de la bouche
tout ce qu'il essayera d'avaler. Evidemment, veillez aussi à
boucher les trous qui pourraient subsister dans votre
clôture, car s'il existe un passage, il le trouvera immanquablement
Si vous n'avez pas de jardin, ou s'il ne vous est pas
possible de sortir votre animal fréquemment, vous pouvez
lui apprendre à faire ses besoins sur du papier. Les chiots
préfèrent uriner sur une surface absorbante et choisiront
naturellement le papier journal (ou le tapis !). Utilisez cet
instinct en réduisant progressivement la surface de sol
recouverte de papier, jusqu'à la limiter à une petite zone
auprès de la porte. Lorsque le chiot s'y est habitué, il est
facile de transférer le papier à l'extérieur.
Soulignons également l'importance des mots utilisés lors
de l'apprentissage. Vous apprécierez vraiment d'avoir un
chien capable d'uriner sur commande. Si vous employez
toujours les mêmes mots chaque fois que vous sortez votre
chiot, il les associera rapidement à l'action correspondante.
Peu importe quel mot vous choisissez, mais optez pour une
expression qui ne soit pas gênante en public !
Parfois, le chiot mange ses propres excréments, ce qui ne
manque pas d'inquiéter le nouveau maître qui en déduit
que son chien souffre d'une carence alimentaire. En fait, il
s'agit, dans la plupart des cas, d'une habitude prise lorsque
le chiot vivait encore avec ses frères et soeurs; c'est plus la
curiosité que la faim qui le pousse. C'est toutefois un
comportement assez déplaisant dont on ne viendra à bout
qu'en se montrant très vigilant... et en nettoyant toutes les
déjections dès que l'animal a fait ses besoins.
Nous avons supposé jusqu ici que le chiot allait vivre
dans la maison. Certains maîtres préfèrent Pourtant installer
l'animal dans une niche à l'extérieur, ou bien le laisser
dehors la journée et ne le faire entrer que pendant la nuit.
Vous pouvez acheter une niche en bois construite sur
mesure, avec ou sans pourtour grillagé. Toutefois, tout
local chaud, protégé des courants d'air, situé à proximité
de la maison, et dans lequel vous installez une épaisse
couverture, peut servir de niche.
Si le chien est censé faire ses besoins à l'intérieur du
local, il est préférable de prévoir un sol en ciment pour
faciliter le nettoyage et la désinfection. L'autre alternative
consiste a sortir le chien le plus souvent possible, mais bien
sûr, s'il reste dans la maison, il faudra lui apprendre à être
propre. Enfin, à moins de vivre en compagnie d'autres
chiens, un chiot qui reste dehors se sentira très seul et aura
froid, aussi prévoyez un dispositif de chauffage pour l'hiver.
Si les bébés ont des parcs pour éviter qu'ils ne fassent des
bêtises quand vous ne pouvez les surveiller, pourquoi votre
chiot n'en aurait-il pas ? Il est très facile d'en faire un
soi-même avec du grillage, en n'oubliant pas de fabriquer
une petite porte. Nous vous conseillons de familiariser
votre chiot le plus rapidement possible avec ce parc ; vous
y placerez une bonne couverture et des jouets familiers.
Lorsqu'il y rentrera de lui-même, vous pouvez essayer de
fermer la porte quelques minutes. S'il n'est pas trop
paniqué augmentez progressivement le temps de fermeture
de la porte, jusqu'à ce qu'il s'allonge docilement sur la
couverture. Il serait injuste d'enfermer votre chiot pendant
de longues heures, mais vous aurez peut-être besoin de
vous absenter une heure ou deux, et vous apprécierez de le
savoir enfermé, dans l'impossibilité de faire des bêtises.
Pendant la croissance du chiot, les premières promenades
seront toutes courtes. Elles auront pour but de lui faire
découvrir le monde extérieur, non de le fatiguer. Il aura
besoin de s'habituer à la circulation et aux endroits fréquentés,
aux trains, aux bus et, bien sûr, aux voitures. Il
apprendra aussi à rester attaché à l'entrée des magasins et
à rencontrer des gens inconnus, ainsi que d'autres chiens.
Vous augmenterez très progressivement la distance parcourue
afin de ne pas provoquer trop de tension sur les os
et les articulations, en pleine croissance 15 km est déjà
beaucoup à cet âge.
Vous n'en avez pas encore choisi un vétérinaire en particulier. Vous trouverez peut-être en parcourant
les coordonnées de tous les praticiens de votre région
dans les pages jaunes de l'annuaire. En fait, demandez
plutôt l'avis d'un autre propriétaire de chien, qui pourra
vous dire s'il est satisfait de son vétérinaire : c'est encore là
la meilleure référence.
Tout d'abord, téléphonez au cabinet vétérinaire pour
connaître les jours et les heures de consultations. Lorsque
vous arriverez au cabinet, laissez votre chiot dans la voiture,
ou attendez dehors que l'on vous appelle, car la salle
d'attente est un endroit idéal pour attraper des maladies,
surtout si votre chiot n'est pas encore vacciné. Quelques
rares cabinets possèdent des "cliniques pour chiots", ce
qui permet de limiter la transmission des infections.
Lors de la première visite, votre vétérinaire effectuera un
examen général pour vérifier que le chiot est en bonne
santé. Il prendra la température de l'animal, lui examinera
les yeux pour y détecter une inflammation ou une malformation,
vérifiera qu'il n'a pas d'écoulement au niveau des
oreilles, que la bouche et les dents sont bien formées, que
le poil n'abrite pas de parasites. Il examinera aussi le coeur
et les poumons; afin de dépister tout son anormal qui
signalerait une malformation. Avant que la visite ne se
termine, profitez-en pour souligner les problèmes que vous
avez remarqués, comme les nausées, les diarrhées, les
démangeaisons ou une boiterie. Si votre chiot semble en
bonne santé, vous pouvez alors aborder les questions de
régime alimentaire, ainsi que les deux points importants
que sont la vaccination et le contrôle parasitaire.
S'il s'avère que l'éleveur a omis de vous signaler un
problème de santé et si le vétérinaire juge que le problème est
sérieux, il est préférable de rendre l'animal à l'éleveur, avec
un certificat médical attestant de son mauvais état de santé.
Si vous intervenez rapidement, l'éleveur devrait vous rembourser
ou vous proposer un autre chiot en remplacement.
Les défauts mineurs tels qu'une mâchoire supérieure plus
longue que la mâchoire inférieure n'affecteront pas la
santé de l'animal, mais l'élimineront d'office pour les
expositions. Les attaques parasitaires graves peuvent être
traitées si vous le désirez, mais n'oubliez pas d'en informer
l'éleveur. De toute façon, votre vétérinaire saura vous
conseiller.
Pour plus d'informations sur les vaccins et maladies, consultez la
rubrique Santé / Vaccins-maladies.